Semaine #8 : la fille vs les GENS

  • Inscrire les enfants à un atelier créatif et avoir l’impression d’être une extraterrestre parce que je reste calme lorsque mon fils pique une petite colère en plein milieu. Parce que certains pensent encore qu’il faut forcément crier (ou brutaliser) pour avoir de l’autorité…
  • Etre de plus en plus hermétique à l’avis des autres sur l’éducation de mes enfants. Je fais au mieux en fonction de mes convictions. C’est fatiguant mais je suis heureuse d’avoir au final des enfants épanouis et pleins de vie.
  • Etre exaspérée par cette nécessité qu’ont les GENS à vous donner leur avis alors qu’on ne leur a rien demandé.
  • Et être encore plus exaspérée par le fait que la plupart des GENS sont incapables de s’appliquer leurs bons principes #faiscequejedispascequejefais
  • Se demander comment font ses mères de la blogosphère pour gérer leurs enfants en bas âge et un blog à plein temps, notamment pour celles qui publient façon « téléshopping ». Ne pas être étonnée (presque rassurée), qu’elles parlent fréquemment de burn-out !
  • Aimer Instragram mais être incapable de publier des photos de ma vie comme le font certains. S’interroger sur l’état d’esprit des gens qui s’investissent autant dans les réseaux sociaux, auprès d’étrangers bien souvent.

Semaine #7 : la fille qui ose !

  • Trouver que je ne m’en sors pas trop mal en ce mois de Février, rebaptisé le « mois de la non-dépense (superflu) ». En fait, ça concerne surtout les dépenses liées aux enfants : arrêter un peu d’anticiper leurs désirs, ne pas offrir des jouets sans vraies raisons (anniversaire, Noël, occasion particulière).
  • Attendre ma 1ère Dégustabox avec impatience. Avoir pile à ce moment là un problème avec Mondial Relay qui paume mes colis ou les livre au mauvais endroit 😦
  • Avoir envie de partir à la neige dans 2 ans à force de voir toutes ces familles sur Instagram qui partent au ski. Commencer à faire des repérages (lieux, tarifs, hébergement) pour le moment adéquat.
  • Adorer son chien mais se dire qu’on ne s’est pas facilité la vie en en prenant un alors que les enfants sont si petits. Avoir aussi un peu peur que Julia ne fasse une petite réaction allergique. Etre bien embêtée s’il fallait s’en séparer.
  • Tenter de canaliser les colères de mon fils, faisant souvent suite à la constatation d’une bêtise et/ou punition. Un terrible two toujours très présent à l’approche de ses 3 ans…
  • Fêter la Saint Valentin… à 5 ! Tous ensemble au restaurant (ouais on est un peu fou sur les bords). On a passé un bon moment et j’ai bien aimé tenter de faire découvrir la nourriture indienne aux enfants.
  • Régler les problèmes de coucher de Paul en… mettant son lit dans la chambre de Lise, qui ne voulait plus dormir seule. Déjà 3 jours, et tout va bien. Ils sont encore plus complices et c’est craquant à voir (et à écouter en restant derrière la porte !).

Semaine #6 : la fille qui les regardait grandir

  • Se préparer pour 2 semaines de vacances. Se rendre compte que j’adore les avoir tous les 3 à la maison (même si parfois c’est fatiguant).
  • Devenir la reine des gaufres pour ma grande, qui les dévore littéralement.
  • Constater que mon petit bébé commence à bien grandir. Elle essaie de se relever pour s’asseoir lorsqu’elle est dans son transat (!), ne fait quasi plus de sieste le matin (après une nuit de 12 heures en même temps…), et rouspète parce qu’elle n’arrive pas à se retourner toute seule : quelqu’un pour lui dire qu’elle n’a que 3 mois !?
  • Mon fils s’intéresse toujours à la propreté mais en profite aussi pour nous faire tourner en bourrique au moment du coucher. Etre en ce moment un râleur de 1ère catégorie, espérer que cette phase va bientôt passer.

Semaine #5 : la fille futile

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  • Pouvoir remettre après de longues semaines d’autres pantalons que des pantalons de grossesse ou des leggings grâce à une cicatrice de césarienne qui, ENFIN, ne me fait plus mal. Ne toujours pas beaucoup l’aimer mais commencer un peu à l’accepter.
  • Se faire un petit plaisir en achetant un vrai rouge à lèvres de « dame ». Se dire que pour les matins où c’est la course, ça donnera peut-être le change 😉
  • Voir mon bébé passer officiellement à 4 biberons par jour (et 12 heures de sommeil par nuit minimum !). Se dire que bientôt ce sera ses premières découvertes culinaires.
  • L’observer commencer à bavouiller et sucer ses jolis doigts : les petites quenottes semblent déjà la travailler à 3 mois et demi !
  • Féliciter encore et encore un petit bonhomme qui, sans pression, devient propre. Comme quoi, avoir décidé de ne pas le mettre à l’école cette année, ça n’a été que du positif.
  • Duper le même petit garçon, souffrant franchement de phobies alimentaires, en mettant une bonne dose de compote dans les biberons « gratuits » (ceux qu’il demande purement par gourmandise et non par faim). Ne pas désespérer qu’un jour il mange « normalement » ou en tout cas varié. Se demander parfois qui dupe qui au final…
  • Aimer encore plus que d’habitude les avoir tous les 3 à la maison et savourer nos moments à 5 lors des WE.

Semaine #4 : la fille qui décide de lâcher du leste

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  • Passer le cap des 3 mois ! Souffler un peu en se disant que maintenant, le plus dur est probablement derrière nous.
  • Repartir pour 3 rhumes (+ moi, 3 jours après car le mouche bébé ça ne pardonne pas) malgré une vie d’ermite ces dernières semaines et se dire que finalement si ça ne sert à rien, autant arrêter de vivre recluse.
  • Décider de se faire un peu plaisir avant de se lancer dans des petits challenges personnels (moins de dépenses en général, plus de nourriture saine et/ou bio).
  • Tester beaucoup de nouvelles recettes de cuisine, avec moins de gluten, moins de laitages et moins de sucres raffinés.
  • Etre super fière de mes 3 amours, qui grandissent comme des champignons en ce moment.

Semaine #3 : la fille qui réalise combien ses enfants grandissent vite

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  • Fêter l’anniversaire de ma « grande ». Elle est née avant-hier (dans mon esprit) et aujourd’hui elle a déjà 5 ans. 5 ans !
  • Retomber sur des vieilles vidéos des enfants et voir tout le chemin parcouru. Les premiers sons de Lise, les premiers pas de Paul, la première rencontre entre Julia et son frère et sa soeur.
  • Essayer de répondre à l’envie dévorante de Lise d’écrire et de lire (oui dans ce sens là!). Elle adore la méthode des Alphas, que sa maitresse utilise en classe. Nous lui avons offert le coffret pour son anniversaire et depuis elle n’arrête pas de jouer avec. J’ai hâte de partager cette étape avec elle, moi grande lectrice.
  • Fondre en entendant Paul, 3 ans dans 2 mois, essayer de répéter les lettres et les nombres comme sa grande soeur !
  • Commencer à me détendre à l’approche des 3 mois de Julia. Se dire qu’elle ne craint plus trop les maladies hivernales. Du moins, elles ne devraient plus nous emmener directement à l’hôpital. Et se réjouir de lui avoir fait faire ses premiers vaccins.

Maman est malade. Maman va mourir

 

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Maman est malade.

Maman va mourir.

Pas immédiatement, enfin je l’espère, mais bien avant que je ne devienne moi-même une vieille dame. Bien avant que mes enfants n’aient eux-mêmes des enfants. Au moins les aura-t-elle connu…

Ca m’ouvre un trou béant dans le coeur de m’imaginer la vie sans elle et en même temps, ce n’est pas une surprise. Je l’ai toujours su qu’elle ne vivrait pas vieille. Depuis longtemps, j’ai eu conscience qu’avec son mode de vie et sa manière de penser, elle mourrait jeune. Que la vie qu’elle s’est faite n’était pas le terreau d’une longue vie. C’est bizarre de penser ça ?

Je suis triste et en même temps je lui en veux. Je lui en veux de ne pas s’être préservée. De n’avoir pas fait les choix de vie (et de soins) qui lui auraient permis de vivre plus longtemps. Qui lui aurait permis de ne pas me laisser si tôt.

Je lui en veux de me faire porter ce poids. De mettre de la tristesse dans cette phase de ma vie qui devrait être si heureuse. Je lui en veux de n’avoir pas fait le nécessaire pour voir, avec moi, mes enfants grandirent. Pour être la grand-mère géniale et présente qu’elle avait toujours dit qu’elle serait lorsque j’étais jeune (et sans enfants).

Est-ce moi qui suis égoïste de penser ainsi ? Est-ce elle qui a trop voulu se préserver en refusant de changer alors qu’elle répétait encore et encore les mêmes erreurs ? S’est-elle vraiment rendue malade à force de ne pas faire les bons (et parfois radicaux) choix ?

Plus le temps passe et moins j’ai l’impression de partager de choses avec elle. De partager du temps mais aussi les mêmes valeurs, la même vision de la vie.

Elle a tout gâché.

Maman disait qu’elle serait toujours là pour ses enfants.

Elle m’a menti.

Maman est malade et ils ont dit qu’elle allait mourir.

Beaucoup trop tôt…