Semaine #4 : la fille qui décide de lâcher du leste

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  • Passer le cap des 3 mois ! Souffler un peu en se disant que maintenant, le plus dur est probablement derrière nous.
  • Repartir pour 3 rhumes (+ moi, 3 jours après car le mouche bébé ça ne pardonne pas) malgré une vie d’ermite ces dernières semaines et se dire que finalement si ça ne sert à rien, autant arrêter de vivre recluse.
  • Décider de se faire un peu plaisir avant de se lancer dans des petits challenges personnels (moins de dépenses en général, plus de nourriture saine et/ou bio).
  • Tester beaucoup de nouvelles recettes de cuisine, avec moins de gluten, moins de laitages et moins de sucres raffinés.
  • Etre super fière de mes 3 amours, qui grandissent comme des champignons en ce moment.

Semaine #3 : la fille qui réalise combien ses enfants grandissent vite

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  • Fêter l’anniversaire de ma « grande ». Elle est née avant-hier (dans mon esprit) et aujourd’hui elle a déjà 5 ans. 5 ans !
  • Retomber sur des vieilles vidéos des enfants et voir tout le chemin parcouru. Les premiers sons de Lise, les premiers pas de Paul, la première rencontre entre Julia et son frère et sa soeur.
  • Essayer de répondre à l’envie dévorante de Lise d’écrire et de lire (oui dans ce sens là!). Elle adore la méthode des Alphas, que sa maitresse utilise en classe. Nous lui avons offert le coffret pour son anniversaire et depuis elle n’arrête pas de jouer avec. J’ai hâte de partager cette étape avec elle, moi grande lectrice.
  • Fondre en entendant Paul, 3 ans dans 2 mois, essayer de répéter les lettres et les nombres comme sa grande soeur !
  • Commencer à me détendre à l’approche des 3 mois de Julia. Se dire qu’elle ne craint plus trop les maladies hivernales. Du moins, elles ne devraient plus nous emmener directement à l’hôpital. Et se réjouir de lui avoir fait faire ses premiers vaccins.

Maman est malade. Maman va mourir

 

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Maman est malade.

Maman va mourir.

Pas immédiatement, enfin je l’espère, mais bien avant que je ne devienne moi-même une vieille dame. Bien avant que mes enfants n’aient eux-mêmes des enfants. Au moins les aura-t-elle connu…

Ca m’ouvre un trou béant dans le coeur de m’imaginer la vie sans elle et en même temps, ce n’est pas une surprise. Je l’ai toujours su qu’elle ne vivrait pas vieille. Depuis longtemps, j’ai eu conscience qu’avec son mode de vie et sa manière de penser, elle mourrait jeune. Que la vie qu’elle s’est faite n’était pas le terreau d’une longue vie. C’est bizarre de penser ça ?

Je suis triste et en même temps je lui en veux. Je lui en veux de ne pas s’être préservée. De n’avoir pas fait les choix de vie (et de soins) qui lui auraient permis de vivre plus longtemps. Qui lui aurait permis de ne pas me laisser si tôt.

Je lui en veux de me faire porter ce poids. De mettre de la tristesse dans cette phase de ma vie qui devrait être si heureuse. Je lui en veux de n’avoir pas fait le nécessaire pour voir, avec moi, mes enfants grandirent. Pour être la grand-mère géniale et présente qu’elle avait toujours dit qu’elle serait lorsque j’étais jeune (et sans enfants).

Est-ce moi qui suis égoïste de penser ainsi ? Est-ce elle qui a trop voulu se préserver en refusant de changer alors qu’elle répétait encore et encore les mêmes erreurs ? S’est-elle vraiment rendue malade à force de ne pas faire les bons (et parfois radicaux) choix ?

Plus le temps passe et moins j’ai l’impression de partager de choses avec elle. De partager du temps mais aussi les mêmes valeurs, la même vision de la vie.

Elle a tout gâché.

Maman disait qu’elle serait toujours là pour ses enfants.

Elle m’a menti.

Maman est malade et ils ont dit qu’elle allait mourir.

Beaucoup trop tôt…

Semaine #2 : la fille qui avait la nostalgie d’une époque

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  • Rouvrir les cartons de vêtements pour bébé et y ranger les minuscules bodys, les pyjamas si petits, toutes ces choses qu’on a choisies avec minutie lors de ma première grossesse, ressorties avec plaisir et émotion pour les suivantes et dont cette fois nous n’aurons plus besoin. Se dire qu’une étape est définitivement passée.
  • Ne pas DU TOUT être tentée par une 4e grossesse mais avoir la nostalgie d’une époque.
  • Commander des couches en taille 3 (taille 3 !!).
  • Se demander où l’on va bien pouvoir mettre le berceau/nacelle devenu trop petit mais sans réussir à se résoudre à le ranger. Et encore moins à le vendre !
  • Penser qu’un jour peut-être ces vêtements de bébé et ces accessoires de puériculture serviront aux enfants de mes enfants.
  • Trouver que le premier enfant grandit doucement, le 2e déjà bien vite et le 3e comme une fusée ! Alors savourer encore plus le moment présent. Faire des câlins à la pelle, les prendre en photos, se réjouir de chaque instant.

Semaine #1 : la fille qui n’aimait pas l’hiver

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  • Profiter d’une sieste synchro et de la reprise de l’école de L. pour relancer mon blog.
  • Débuter la nouvelle année, passablement déprimée ou plutôt mélancolique sans vraiment en comprendre la raison…
  • Ne laisser personne approcher mon bébé de bon coeur et craindre chaque matin une nouvelle bronchiolite. Avoir été traumatisée par l’hospitalisation de J. et me rassurer comme je peux. Ecouter sa respiration en priant pour que ça ne siffle pas, compter le nombre d’éternuements en essayant de ne pas paniquer, nettoyer son petit nez méticuleusement, aérer les pièces, désinfecter encore et encore, et me laver les mains à n’en plus finir.
  • Vivre un peu cloîtrée en pensant ainsi éviter les microbes pendant au moins quelques semaines encore. Le temps qu’elle soit suffisamment forte, le temps que les épidémies hivernales passent. Et se dire que les « bébés d’hiver » c’est quand même drôlement plus compliqués que les « bébés de printemps ».
  • Savourer d’avoir trouvé une nounou en or qui s’occupe des nombreux trajets maison/école de L. et me permet d’être beaucoup plus à l’écoute du rythme de ma petite J. Avoir eu du mal au début à ne pas réussir à assurer seule et accepter enfin de me faire aider sans trop de culpabilité.
  • Essayer de profiter de ce rythme plus cool pour davantage être présente pour P. Prendre le temps de lui lire des livres, de faire des jeux et des activités avec lui calmement, en étant à 100% là pour lui. Espérer que cela calmera ses colères.
  • Avoir parfois l’impression de revenir exactement à la période délicate de l’acquisition du langage de L. avec P. Avoir le sentiment que c’est maintenant qu’il faut être là pour l’aider à mettre des mots sur ce qu’il ressent, même si c’est difficile. A reformuler sans cesse, même (et surtout !) ce jargon pas toujours compréhensible. Que c’est ce travail qui va payer, et probablement plus vite que pour L. car on part de beaucoup moins loin avec P. qui répète les mots et fait déjà des phrases.