Un projet de naissance ou comment en faire un joli évènement

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Pour mes deux premiers enfants, je n’ai jamais rédigé un projet de naissance. Parce que le déroulement de mes grossesses a toujours été tellement imprévisible et que ce qui primait c’était la bonne santé de mon enfant, je n’ai jamais eu d’exigences particulières.

Pour la première, j’aurais bien aimé une baby-shower à l’américaine mais alitement strict oblige, elle n’a pas eu lieu. Pour la seconde, je commençais à y songer quand l’hospitalisation pour MAP a sonné… Alors pour la 3e, je ne l’ai même pas envisagé !

Le déroulement « classique », à savoir perte des eaux et début d’un long travail qui permet de tester plusieurs positions, je ne connais pas. Je n’ai jamais perdu les eaux, j’ai toujours accouché plutôt rapidement, et les contractions sont mon quotidien lorsque je suis enceinte. Je suis plutôt du genre à me documenter sur les accouchements à domicile au cas où je n’arriverais pas assez vite à l’hôpital. Savoir quoi faire et comment ne pas paniquer. Sur le plan médical ou physiologique, je suis calée ! Le déroulement de l’accouchement je le connais. Les signaux d’alerte je les connais. Mes exigences a ce sujet sont minimes, ma priorité étant l’état de santé de mon bébé.

Mais les choses sont un peu différentes lorsqu’on a déjà des enfants. Mes « peurs » se situent plutôt à ce niveau là. Comment vont-ils le vivre ? Que vont-ils comprendre ? Qui va pouvoir nous seconder pour les prendre en charge le jour J ? Quels mots vont être employés ?

Déjà en temps normal, je suis très attentive vis-à-vis de ce qui peut impacter mes enfants. Je suis extrêmement protectrice et très à cheval sur la formulation. Et je dois reconnaitre que mes exigences à cet égard sont tellement fortes qu’au final, je ne me repose que sur très peu de personnes. Heureusement, concernant les enfants, nos règles de conduite et nos valeurs se rejoignent avec leur papa. Il m’aide à « m’assouplir » un peu et je le sensibilise à d’autres choses.

Avant aujourd’hui, il était difficile de parler concrètement aux enfants de la naissance de leur petite soeur. On a répondu aux traditionnelles interrogations de notre aînée, du genre « Comment elle va sortir de ton ventre la petite soeur ? » ou « Moi aussi j’ai un bébé dans le ventre ?« , en essayant d’être le plus clair possible. On a essayé de sensibiliser notre plus petit au fait que le ventre de maman ne grossissait pas sans raison, qu’il y avait un bébé à l’intérieur qui grandissait et que ça serait sa petite soeur. Je n’ai pas voulu rentrer dans les détails des risques de la prématurité. Et je n’ai jamais voulu qu’ils voient négativement leur petite soeur et son arrivée. Je leur ai toujours décrit les choses positivement. Et maintenant, je pense qu’on a passé un cap. Quoiqu’il arrive, leur petite soeur a toutes les chances d’aller très bien et moi de très vite rentrer à la maison.

Je suis de celle qui refuse les visites à la maternité et qui n’aime pas être « envahie » les premiers jours par les membres de la famille et les amis. Bon, OK j’avoue, je suis une angoissée des 6 premiers mois ! Passée cette étape, je me détends considérablement mais avant il faut montrer patte blanche pour approcher mon nouveau-né. Alors, avec cette 3e naissance, tout le monde sait à peu près que l’on va vivre dans notre bulle pendant quelques semaines.

Tout comme L. avec P., j’ai envie que le bébé soit bien accepté. J’ai envie de transformer ce moment en un évènement heureux et positif, ce qui n’est pas forcément toujours évident avec de jeunes enfants qui peuvent jalouser les attentions accordées à un bébé. Je veux qu’ils voient cette naissance comme une fête. Je n’ai pas envie de phrases malheureuses, de visites inopportunes par les autres, de mises à l’écart chez les grands-parents ou ailleurs.

Leur papa sera près d’eux pendant les quelques jours où je serais à la maternité. J’espère pouvoir rentrer au plus vite. Ils resteront à la maison et viendront fréquemment me/nous voir. L. rêve déjà de donner le biberon à sa petite soeur ou de la porter et je ferais tout pour que très vite elle puisse réaliser ces envies là (bon, lui apprendre à faire du trampoline, ça attendra un peu !). La naissance de la petite soeur donnera le droit à une belle visite au magasin de jouets (c’est la petite soeur qui régale !), au droit de manquer l’école quelques jours et de manger leurs plats préférés.

Pour notre premier enfant, on vécu complètement à son rythme. Pour le second, on a vite compris qu’il n’était pas forcément judicieux (et possible !) d’arrêter de vivre et qu’il fallait être un peu plus souple. Alors pour le 3e, on s’organise pour pouvoir lui faire suivre le mouvement dans les meilleures conditions possibles. Souplesse et indulgence seront probablement les mots-clés !

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