Septembre chez « What’s going on at 116 ? »

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Le mois d’août ? Plutôt « ascétique ». De très bons moments avec les enfants mais malheureusement on a exclu quasiment toutes sorties à plus de 10 km, toutes activités trop « fatigantes » pensant ainsi éviter la menace d’accouchement prématuré. Au final, résultat mitigé : pas d’hospitalisation mais une MAP légère, quelques frayeurs et un traitement pendant plusieurs jours.

En septembre, une première quinzaine très prudente là encore, et puis l’étape des 34 et des 35 SA. On peut enfin respirer. On s’est organisé pour que les enfants ne soient pas trop perturbés par mon changement de rythme. Pour que ça se passe bien avec les personnes qui sont momentanément devenus « mes jambes ».

Une rentrée un peu compliquée car des enfants très demandeurs de rester à la maison. Pour éviter l’école ou pour rester avec maman ? On a voulu donner du temps à notre cadet qui de toute façon n’était pas encore prêt. J’espère qu’à l’arrivée du bébé, ça ne sera pas plus compliqué.

L’arrivée du bébé, justement, que maintenant on attend. Cette loupiote aimant apparemment se démarquer, elle n’a pas l’air trop pressé de faire sa dernière galipette pour se mettre tête en bas. Ce qui était plutôt une bonne chose au départ commence un peu à m’inquiéter. D’être dans le flou. Un bébé en siège, une césarienne, une hospitalisation plus longue, ce n’était pas vraiment mes souhaits. J’ai trouvé un super site sur les césariennes d’ailleurs : le site de l’association Césarine. J’y ai trouvé beaucoup de réponses à mes questions et des moyens de me rassurer, au cas où.

Je reprends depuis quelques jours une activité soutenue normale. C’est une période un peu étrange. Chaque matin, je me demande si je vais accoucher aujourd’hui. Si tout d’un coup, les choses vont s’enclencher. Si cette fois je vais perdre les eaux, si le travail va commencer la nuit ou en journée, si je serais avec les enfants ou pas, si ça va aller vite ou pas.

C’est une période aussi un peu particulière car, hormis les maux de grossesse dont je me passerais bien, je recommence à savourer ma grossesse. A me dire que c’est la dernière. Il était tellement peu probable que j’évite encore une fois l’hospitalisation et puis finalement j’en suis là ! Dans maximum 6 semaines, j’aurais accouché, j’aurais 3 enfants !

Une « petite soeur » dont ma grande commence à attendre la venue. Dont nous allons pouvoir bientôt faire la connaissance même si par ses mouvements, j’ai parfois l’impression qu’elle est déjà là, à participer à notre vie, en se manifestant au moment opportun. Ca va être sport, mais qu’est-ce que ça va être bien !

 

(Projet 52) – Semaine 37/38/39

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Ces 3 dernières semaines signent la fin de ma MAP : l’arrêt de mon traitement contre les contractions, des monitorings de contrôle et des interdictions en tout genre. Et la fin de pas mal d’inquiétude. Non pas que les 41 SA soient proches (j’en suis à 35) mais en tout cas, à partir de maintenant les risques sont beaucoup moindres.

Au moment de choisir une photo pour illustrer ces 3 semaines, je me rends compte que je n’ai vraiment pas fait grand chose pendant cette période ! Mon activité a été réduite au maximum.

Je reprends petit à petit une activité normale et comme pour beaucoup, on sent l’automne qui arrive (et les microbes…).

Un projet de naissance ou comment en faire un joli évènement

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Pour mes deux premiers enfants, je n’ai jamais rédigé un projet de naissance. Parce que le déroulement de mes grossesses a toujours été tellement imprévisible et que ce qui primait c’était la bonne santé de mon enfant, je n’ai jamais eu d’exigences particulières.

Pour la première, j’aurais bien aimé une baby-shower à l’américaine mais alitement strict oblige, elle n’a pas eu lieu. Pour la seconde, je commençais à y songer quand l’hospitalisation pour MAP a sonné… Alors pour la 3e, je ne l’ai même pas envisagé !

Le déroulement « classique », à savoir perte des eaux et début d’un long travail qui permet de tester plusieurs positions, je ne connais pas. Je n’ai jamais perdu les eaux, j’ai toujours accouché plutôt rapidement, et les contractions sont mon quotidien lorsque je suis enceinte. Je suis plutôt du genre à me documenter sur les accouchements à domicile au cas où je n’arriverais pas assez vite à l’hôpital. Savoir quoi faire et comment ne pas paniquer. Sur le plan médical ou physiologique, je suis calée ! Le déroulement de l’accouchement je le connais. Les signaux d’alerte je les connais. Mes exigences a ce sujet sont minimes, ma priorité étant l’état de santé de mon bébé.

Mais les choses sont un peu différentes lorsqu’on a déjà des enfants. Mes « peurs » se situent plutôt à ce niveau là. Comment vont-ils le vivre ? Que vont-ils comprendre ? Qui va pouvoir nous seconder pour les prendre en charge le jour J ? Quels mots vont être employés ?

Déjà en temps normal, je suis très attentive vis-à-vis de ce qui peut impacter mes enfants. Je suis extrêmement protectrice et très à cheval sur la formulation. Et je dois reconnaitre que mes exigences à cet égard sont tellement fortes qu’au final, je ne me repose que sur très peu de personnes. Heureusement, concernant les enfants, nos règles de conduite et nos valeurs se rejoignent avec leur papa. Il m’aide à « m’assouplir » un peu et je le sensibilise à d’autres choses.

Avant aujourd’hui, il était difficile de parler concrètement aux enfants de la naissance de leur petite soeur. On a répondu aux traditionnelles interrogations de notre aînée, du genre « Comment elle va sortir de ton ventre la petite soeur ? » ou « Moi aussi j’ai un bébé dans le ventre ?« , en essayant d’être le plus clair possible. On a essayé de sensibiliser notre plus petit au fait que le ventre de maman ne grossissait pas sans raison, qu’il y avait un bébé à l’intérieur qui grandissait et que ça serait sa petite soeur. Je n’ai pas voulu rentrer dans les détails des risques de la prématurité. Et je n’ai jamais voulu qu’ils voient négativement leur petite soeur et son arrivée. Je leur ai toujours décrit les choses positivement. Et maintenant, je pense qu’on a passé un cap. Quoiqu’il arrive, leur petite soeur a toutes les chances d’aller très bien et moi de très vite rentrer à la maison.

Je suis de celle qui refuse les visites à la maternité et qui n’aime pas être « envahie » les premiers jours par les membres de la famille et les amis. Bon, OK j’avoue, je suis une angoissée des 6 premiers mois ! Passée cette étape, je me détends considérablement mais avant il faut montrer patte blanche pour approcher mon nouveau-né. Alors, avec cette 3e naissance, tout le monde sait à peu près que l’on va vivre dans notre bulle pendant quelques semaines.

Tout comme L. avec P., j’ai envie que le bébé soit bien accepté. J’ai envie de transformer ce moment en un évènement heureux et positif, ce qui n’est pas forcément toujours évident avec de jeunes enfants qui peuvent jalouser les attentions accordées à un bébé. Je veux qu’ils voient cette naissance comme une fête. Je n’ai pas envie de phrases malheureuses, de visites inopportunes par les autres, de mises à l’écart chez les grands-parents ou ailleurs.

Leur papa sera près d’eux pendant les quelques jours où je serais à la maternité. J’espère pouvoir rentrer au plus vite. Ils resteront à la maison et viendront fréquemment me/nous voir. L. rêve déjà de donner le biberon à sa petite soeur ou de la porter et je ferais tout pour que très vite elle puisse réaliser ces envies là (bon, lui apprendre à faire du trampoline, ça attendra un peu !). La naissance de la petite soeur donnera le droit à une belle visite au magasin de jouets (c’est la petite soeur qui régale !), au droit de manquer l’école quelques jours et de manger leurs plats préférés.

Pour notre premier enfant, on vécu complètement à son rythme. Pour le second, on a vite compris qu’il n’était pas forcément judicieux (et possible !) d’arrêter de vivre et qu’il fallait être un peu plus souple. Alors pour le 3e, on s’organise pour pouvoir lui faire suivre le mouvement dans les meilleures conditions possibles. Souplesse et indulgence seront probablement les mots-clés !

Test « Meilleurs Produits Bio 2016 » – Dans l’assiette de Charlotte #3

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Mon cher assistant a lâché son doudou et m’a aidé, au péril de sa vie, à ouvrir notre colis choisissant immédiatement son produit préféré : le paquet de pâtes ! #pastaaddict

Cette semaine, j’ai reçu un colis de produits bio à tester dans le cadre de l’élection du Meilleurs Produits Bio 2016. J’ai en effet été sélectionnée pour faire partie du jury de testeurs de cette année.

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Trêve de plaisanterie, nous avons reçu pas moins de 10 produits à tester. Oui quand même !

10 produits à tester donc. Aucune mauvaise surprise étant donné que l’on présélectionne les produits qui vont être envoyés. J’ai donc choisi ceux correspondant à nos goûts (comment ça, ça se voit que j’ai une préférence pour le sucré !!).

Catégorie « Céréales du petit déjeuner »

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2 types de céréales : l’un plutôt « healthy » et l’autre davantage destiné aux enfants (ou aux grands gourmands !).

Je connaissais de vue ces 2 produits, qu’on trouve dans le magasin Naturéo près de chez nous. Le muesli croustillant nature J.Favrichon est même devenu notre muesli de prédilection lorsqu’on a voulu remplacer le muesli Spécial K par un muesli beaucoup moins sucré et sans trop d’additifs lors de la détox Fitnext de mon cher et tendre.

Verdict : cette variante de muesli est vraiment très bonne mais le prix est un peu trop cher (dans les 5,70E) pour seulement 500g. Les Ka’ré eux sont très bons (avec du fromage blanc notamment), ils ont un côté céréales pour enfants un peu régressif bien agréable !

Catégorie « Douceurs sucrées/chocolatées »

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Régime IG mis de côté (on va dire que c’est pour la bonne cause…), nous avons donc courageusement testé ces 4 produits.

Là encore, ce sont pour la plupart des produits que j’ai déjà vu en magasin mais que je n’avais jamais gouté.

Verdict :  La compote a manifestement été validée par ma choupette qui s’est littéralement jetée dessus ! Sur la micro larme que j’ai réussi à récupérer, j’ai en effet pu constater que c’était beaucoup moins sucré (et moins écoeurant) que les compotes en gourde de la concurrence. Elle a bon goût cette petite ! Mais dans les 8,50E (d’après ce que j’ai pu voir sur Internet) les 12 ça reste pas donner, surtout quand on a des enfants en bas âge qui en font une (très) grosse consommation.

Je ne connaissais pas la marque « Bisson » mais ces biscuits sont une véritable tuerie ! Sur tous les produits, je suis certaine de racheter celui-ci !

Les mini moelleux ont été assez décevants : beaucoup trop sucrés et très écoeurants au final.

Enfin, le chocolat noir, un délice, pas très « healthy » mais tellement bon !

Catégorie « Féculents »

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Là, pour le coup, découverte totale car je ne connaissais pas du tout ces 2 produits. En même temps, ça fait un moment que je ne fréquente plus le rayon des chips.

Verdict : Bof… (oui oui, on est sélectionné pour la qualité de nos avis et la précision des commentaires ;p). Plus sérieusement, les pâtes n’étaient pas terribles. Ca m’a fait pensé au paquet qu’on achète à la va vite pour le ramener de voyage. C’est local mais ça ne fait pas honneur au pays.

Les chips sont bonnes mais pas très légères. Au moins on ne finit pas le paquet mais ce n’est pas forcément bon signe.

Catégorie « Soin du corps »

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Je n’ai jamais testé de produits pour le corps bio. C’est d’ailleurs là que je me suis rendue compte que bio ne voulait pas forcément dire naturel. Les compositions, même bio, me paraissent bien chimiques. A la maison, j’essaie d’utiliser les produits les plus basiques possible en termes d’hygiène. Pour moi mais surtout pour mes enfants.

Verdict : le lait Emma Noel est très agréable, le packaging manque de modernité à mon goût mais le produit est efficace, facile d’application et à l’odeur discrète. L’autre, c’est un peu tout l’inverse : le packaging vend du rêve (odeur mangue pêche !!!) mais on a l’impression de s’étaler du yaourt (certes divinement parfumé) sur la peau, ça ne pénètre pas très vite et l’odeur est au final trop forte. Ca me fait penser au lait parfumé Sep***a que j’achetais quand j’achetais adolescente : ça sent très très bon dans le flacon, déjà beaucoup moins une fois appliqué, et au final c’est long à appliquer, ça n’hydrate pas très bien et c’est trop entêtant.

En conclusion…

Je suis ultra ch***** non ?! On va dire exigeante. Je suis très critique à l’égard des produits transformés labelisés bio parce que je crains souvent que ce ne soit que du marketing.

Je cherche avant tout des produits sains, avec une formulation simple, et le plus de composés naturels possibles dedans. Au final, un coup de coeur pour les biscuits petit beurre et je recommande le chocolat KaoKa.

Cette semaine, je teste encore 5 produits frais, je vous en parle très vite !

L’élevage d’escargots (suite) // Activités du mercredi #4

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La semaine dernière, nous avons vu 2 des adultes escargots en train de se faire un « gros câlin ». Je me souviens avoir dit à mon mari qu’il faudrait rajouter un peu de terre car d’ici 10-15 jours ils allaient probablement pondre.

Mais… le lendemain, en nettoyant le terrarium, on a vu que l’un des adultes était en train de pondre. Comme en plus il faisait ça bien sur le bord on a vu qu’il y avait 2 nids bien remplis ! On ne le dérange pas et on commence à nettoyer l’autre partie du terrarium. Et là, en soulevant la mousse, je vois une petite bille nacrée. Et je constate que si 2 nouveaux nids sont en cours, il y en a 2 anciens sous la mousse qui sont en train d’éclore et cette petite « bille nacrée » c’est un minuscule bébé escargot !

IMG_4193IMG_4206Je ne vous raconte pas l’euphorie des enfants ! Et même côté adultes, on en revenait pas qu’en si peu de temps (ça ne fait même pas 3 semaines que nous les avons) on en soit à ce stade là.

IMG_4205IMG_4209Ca tombe bien, ce matin j’ai proposé à l’école de ma fille de leur donner quelques escargots en prévision de l’accouplement de la veille. Finalement, ça sera plus tôt que prévu !

(Projet 52) – Semaine 35/36

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Une semaine 35 un peu éprouvante, avec une menace de MAP qui ne nous a pas surpris mais qu’on espérait éviter cette fois-ci et toute une organisation à mettre en place pendant les 15 prochains jours pour aller au moins jusqu’à 34 SA, et une semaine 36, un peu difficile aussi, marquée par une rentrée des classes mitigée.

Finalement, on a décidé de ne pas brusquer notre petit bonhomme et de repousser sa rentrée à l’école de quelques semaines voire d’une année. La maitresse et la directrice se montrant très conciliantes, on pourra refaire des essais au cours de l’année s’il en manifeste l’envie. Pour l’instant, il n’est pas prêt et de toute façon pour être honnête, nous ne le sommes probablement pas non plus !

 

Mes enfants n’aiment pas l’école ou des débuts ratés et éprouvants

1855776437_1D’aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours adoré l’école. Je suis rentrée avant mes 3 ans, car née en toute fin d’année, dans une école publique aux effectifs relativement réduits (les écoles de campagne avaient alors du bon). On venait de déménager, ma mère ne travaillait pas, mon frère, de 3 ans mon ainé, était inscrit dans la même école mais la collectivité je ne connaissais pas. C’était en 1988.

En 2013, ma fille a fait sa première rentrée scolaire. A 2 ans et 9 mois, en toute petite section. Un effectif très raisonnable de 22/23 enfants pour une maitresse et une ASTEM. Son expérience de la collectivité était très réduite : je ne travaillais plus depuis sa naissance et elle n’allait à la halte garderie que très occasionnellement. Son petit frère allait avoir 6 mois mais j’arrivais à m’organiser pour lui proposer plusieurs activités dans la journée telles que de la peinture, de la pâte à modeler, des sorties à l’extérieur, etc.

Ce fut une catastrophe… A l’époque, elle ne parlait presque pas. On accusait une relation mère-fille trop fusionnelle, sa non-nécessité de faire l’effort de parler vu que maman comprenait/devinait/anticipait tout. L’école, uniquement le matin, nous avait été recommandé pour débloquer la situation. J’ai été cette maman dont l’enfant a pleuré le matin lors de la dépose en classe. Pas deux jours, pas une semaine. Six semaines ! Elle ne pleurait pas toute la matinée, je vous rassure nous n’aurions pas insisté si ça avait été le cas, mais au moment de la séparation. Elle participait aux activités, mais sans entrain, progressait au niveau moteur mais restait mutique 95% du temps, le pouce vissé à la bouche, ne s’intégrait pas au groupe. A la maison, par contre elle évoluait beaucoup, « communiquait » davantage. C’est cet aspect positif qui nous a fait continuer. On s’était fixé jusqu’à Noël, en faisant des points (très) réguliers avec sa maitresse. Pas la meilleure maitresse du monde, une pédagogie contestable, mais quelqu’un qui aime sincèrement les enfants et semblent vouloir leur bien. A la Toussaint, ma loupiote avait intégré l’idée d’aller à l’école chaque matin sans maman mais toujours sans entrain. J’ai donc fait en sorte de me lier avec quelques mamans, dont les enfants plus « extravertis » allaient petit à petit intégrer ma fille à la dynamique du groupe.  Une réussite très relative puisqu’au final, j’étais plus intégrée que ma fille parmi les enfants de sa classe, L. étant « la petite fille qui ne parlait pas ». Bref, une première année en maternelle très mitigée, où j’ai cent fois voulu abandonner, où j’ai songé maintes fois aux écoles privées en me disant que l’encadrement serait meilleur et même à l’instruction à la maison. Mais finalement, ce qui m’a retenu, ce sont ses progrès significatifs en termes d’autonomie, de dextérité et de communication à la maison. Parce qu’à la maison, elle s’est mise à parler de plus en plus, jusqu’à ce que ça se « débloque » enfin, en juin, une semaine après l’arrêt de l’école…

En 2014, nouvel enseignant, approche différente, connaissance des lieux, ma fille a enfin appris à apprécier l’école. Je crois qu’elle était tout simplement prête. Mille progrès en l’espace d’un an, mon « grand bébé » s’est transformé en petite fille !

2015, contre toute attente, mon fils a une place disponible à l’école. En toute petite section. Il aura exactement 2 ans et 5 mois et demi. P. est extrêmement sociable, timidité quasi nulle, très dégourdi. C’est déjà un petit mec qui n’a plus grand chose du bébé. On se dit qu’il peut vraiment s’y éclater et on a envie de tenter le coup. Il commence à parler, se fait de toute façon très bien comprendre et est déjà très autonome puisqu’il imite tout ce que fait sa grande soeur. Le problème de la propreté n’en ai pas vraiment un insurmontable car la maitresse accepte, pas avec le sourire mais elle accepte quand même, les couches culottes pendant quelques semaines. On ne le stresse donc pas à ce sujet. Notre petit gars étant une vraie éponge, on se dit que très vite il va imiter les autres et être propre aussi. On lui parle de la maitresse, des autres enfants, on le prépare dans les règles de l’art, il semble content d’aller lui aussi à l’école, comme sa soeur.

Bon. Mais nous n’avions pas prévu la phase de régression à l’approche de la rentrée…

Pas besoin d’être extralucide pour deviner que ça ne s’est pas bien passé… Mon petit bonhomme, à la bonne humeur perpétuelle et à l’autonomie impressionnante, n’a pas du tout apprécié l’expérience. Il a bénéficié d’une rentrée décalée, plus en douceur, mais à la fin de la matinée, j’ai récupéré mon fils très éprouvé, en sanglots, qui me baragouinait combien ça avait été dur et qui est resté littéralement collé à moi pendant plus d’une heure. Et aux dires de sa maitresse (et de sa soeur qui l’a vu à la récrée), il aurait pleuré et demandé sa mère et son père constamment…

Je mets mes enfants à l’école pour qu’ils s’épanouissent, s’y amusent, découvrent de nouvelles choses. Je n’ai aucune raison particulière de les y mettre si jeune et j’adore m’en occuper à la maison. Personnellement, le seul intérêt que j’y vois, à cet âge, c’est la sociabilisation. Et certes, dans quelques semaines, je n’aurais pas craché sur 2 heures et demi de « tête à tête » avec mon nouveau-né. Mais j’ai déjà aussi fait avec lors P. était bébé et L. pas encore scolarisée.

Alors si demain, il est pétrifié à l’idée de retourner à l’école, si tout son petit corps se cramponne à moi comme ce midi, je n’insisterais pas. On attendra une année de plus, qu’il soit prêt. Je voudrais qu’il ait plaisir à aller à l’école, qu’il se fasse une fête de retrouver d’autres enfants de son âge, d’y apprendre des choses que je n’ai pas forcément la possibilité ou le temps de lui enseigner. Comme moi quand j’étais gamine. Comme sa soeur aujourd’hui, très heureuse de sa nouvelle maitresse et de retrouver ses copines.

Parce que l’école, il en a pour des années ensuite. Qu’elle n’est pas toujours très adaptée à nos enfants mais elle a le mérite de leur apprendre à vivre ensemble. Que la dureté du monde du travail et du monde en général, c’est là-bas aussi qu’ils peuvent l’intégrer progressivement. Et je préfère qu’ils l’apprennent progressivement au fil des années que violemment d’un seul coup. Et parce que le coeur chamallow de maman à leur égard, sa patience et son indulgence, c’est leur privilège mais malheureusement, ce n’est pas la vraie vie…