Mais qu’est ce que nous avons fait de Noël ?!

Avant j’aimais Noël, j’aimais les lumières qui brillent un peu partout, les aliments plus « réconfortants », les gens un peu plus agréables à cette période de l’année façon « esprit de Noel » où tout le monde retrouve son âme d’enfant et un peu plus d’humanité.

PETER DAZELEY VIA GETTY IMAGES

Et puis maintenant… Le matraquage de Noël qui commence dès début novembre. L’impression d’être un citron qu’on presse : il faut acheter, acheter, acheter ! Je suis écoeurée par toute cette frénésie avant même de commencer. Il n’y a plus de magie, mais des injonctions à faire et à avoir. Et comme les années passées, juste après Noël, j’aurais ce sentiment de gâchis, d’incompréhension. J’aurais donné le change avec une maison bien décorée, une famille habillée sur son 31, un repas gargantuesque, mais au-délà du paraitre, qu’est ce qu’il en restera ?

 

J’ai beau essayé de faire comprendre à mes enfants que Noël ce ne sont pas que les cadeaux, c’est difficile de faire contre-poids quand ils voient toute cette orgie dans les magasins ou dans les médias.

 

Ou bien c’est peut-être Noël qui me renvoie en pleine face que je fais « fausse route » tout le restant de l’année. Je les gâte trop. J’anticipe trop leurs désirs.

Je pense suivre leurs centres d’intérêts mais eux ce qu’ils en voient c’est que j’achète encore et encore.

Je leur avais préparé un calendrier de l’avent avec chaque jour des petites surprises. Et puis j’ai fait marche arrière. Si tous les jours de décembre ils ont un « petit » cadeau, qu’est ce qui différenciera vraiment le jour de Noël des autres jours ? La grosseur du cadeau ? Son prix ?

Alors j’ai décidé de donner quelques friandises chaque jour. Dans une jolie boite posée chaque matin au pied du sapin. Et les cadeaux, ce sera tout simplement pour le jour de Noël.

 

Ils sont si jeunes, et déjà désabusés par ce qu’on leur offre. Un livre d’histoires de Noël ? Ouais bof. Il n’y a pas de personnages Disney dedans… Une nouvelle figurine ou une nouvelle poupée ? Ouais c’est bien mais elle sera posée dans un coin si peu de temps après. L’impression de ne pas faire mouche… Ils n’ont pas la valeur des choses et c’est de ma faute. Trop de cadeaux, tout le temps.

Je me dis que les souvenirs de leur enfance devraient être agréables : beaucoup de cadeaux, toujours des feutres neufs à porter de mains, des tonnes de gommettes, des jeux à profusion… Mais est-ce qu’au contraire, ça ne va pas leur faire croire que cette vie-là est « normale » et les décevoir d’autant quand ils se rendront compte que non ?!

 

 

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« Comment »

19h56. Claquement de portière. Elle est déjà absorbée dans l’itinéraire de son trajet retour. Je ne suis enfin plus à portée de vue. Et c’est exactement à ce moment là que je me rends compte de la crispation de mon visage. De ce sourire de façade. De cet air enjoué que je tente de laisser voir depuis plusieurs heures. De toute cette tension accumulée. Mon visage vient littéralement de s’effondrer. Une lourdeur de s’abattre sur mes mâchoires. J’ai l’impression d’avoir 6 ans. J’ai l’impression d’avoir 1 000 ans. D’être si vulnérable.

15h02 ou peut-être 15h06. Elle laisse tomber le mot. « Valve« . Valve cardiaque défectueuse. « Ca se change mais ça ne se répare pas« . « Opération à coeur ouvert« . « Calcification anarchique« . Conséquence de sa maladie. « Pour le moment minime mais qui n’existait pas il y a encore un an« . Alors qui sait comment ça pourrait évoluer en quelques mois…

Cette maladie qui n’a pas vraiment de nom. Si multiple qu’elle ne se soigne pas. Ca je le sais déjà, la guérison n’arrivera plus. On tente de palier aux conséquences. Comme un vase fêlé ou un tuyau percé qu’on tente de colmater pour ne pas qu’il fuit. L’eau pousse sur les parois, fragilise toujours plus l’intégrité du contenant. Un jour il va lâcher et tout va se briser. La pression sera trop forte. Il va se disloquer. Et il va disparaître. Et moi je ne sais pas si je pourrais m’en remettre.

Puis ce « dans 2 ans qui sait comment je seraisma retraite je ne suis même pas sûre d’en profiter » quelques minutes plus tard. Elle ne se rend probablement pas compte qu’elle en avoue trop. Que là tout de suite, elle a oublié de se censurer. Qu’elle a oublié de me protéger. Et moi j’essaie de ne rien laisser transparaître. Je fige mon visage pour qu’elle ne voit rien. Je sens mes entrailles qui se tordent et ce froid glacial, si caractéristique, si reconnaissable, commencer à envahir ma poitrine. Ce froid que malheureusement j’ai déjà ressenti. Ce signal qui signifie que tout est fini. Ou si proche. Qu’il y aura un avant et un après. Lorsqu’on réalise que le sol ne va plus tarder à s’ouvrir sous nos pieds. Que ça y est, on y est. Elle ne semble pas se rendre compte qu’elle est en train de me dire que peut-être dans 2 ans, elle ne sera plus là.

 

Et moi, à 19h56, je me rends compte que j’ai fait semblant d’aller bien. Que j’ai fait semblant de faire comme si ça n’allait pas arriver, comme si ça allait s’arranger, que c’était anecdotique cette histoire de valve. Je sens cette tristesse m’envahir. Cette douleur dans les tempes qui se diffuse. Cette douleur des larmes qu’on retient. Cette boule dans la gorge qui grossit. Et qu’il va bien falloir que elle aussi je réussisse à avaler et à faire disparaître parce qu’ils vont bientôt être là, avec leurs 3 paires d’yeux, à me regarder. Et que je ne veux pas les inquiéter. Je ne veux pas qu’ils comprennent, comme moi je viens de le comprendre aujourd’hui, qu’ils n’auront pas la chance de la voir vieillir. Qu’ils n’auront pas la chance de grandir avec elle à leur côté…

Et comment on va faire ? Comment je vais faire moi sans elle ? Comment je vais réussir à surmonter ça ? Comment vais-je réussir à leur faire oublier qu’eux aussi ils pourraient perdre leur maman bien trop tôt ? Que la vie peut-être cruelle. Qu’elle fait de la graine de centenaires de certains et sacrifie celle d’autres si chers à nos coeurs.

 

Le temps n’est même plus au « pourquoi ». C’est peut-être bien encore plus tragique quand on ne raisonne déjà plus qu’en « comment »…

« Alors tu deviens écolo ? » #3

(photo : http://www.devenirminimaliste.fr)
(photo : http://www.devenirminimaliste.fr)

Concernant les produits hors alimentaires, ma démarche est un peu différente. Evidement, il y a toujours le principe « produits simples, naturels et sains » mais surtout une vision un peu « minimaliste » saupoudré de principes «  »zéro déchet ».

Je n’ai pas besoin d’avoir tous les produits qui existent. Si j’ai quelque chose que je n’utilise pas, je le vends (ou je le donne). Je n’ai pas le besoin d’accumuler pour accumuler et j’ai même un sentiment d’oppression lorsque le garage est trop plein de choses que je n’utilise pas ou plus. Je n’aime pas non plus acheter un truc hors de prix, uniquement parce qu’un mec au marketing, un influenceur ou un publiciste a bien fait son travail !

Dès que c’est possible j’emprunte à droite et à gauche, pour tester les produits, voir s’ils me correspondent avant de les acheter (ou pas). Je pèse bien le pour et le contre avant « d’investir ». J’achète donc peu mais de qualité (et en fonction de mon budget).

Cette politique je me l’applique très facilement depuis quelques années déjà. Mais bizarrement, encore récemment j’avais beaucoup de mal à l’appliquer à mes enfants ! J’étais du genre à devancer leurs désirs et à acheter tout ce que je pensais être ludique ou intéressant pour eux. Bref, un vrai gouffre financier et matériel… Depuis peu, j’essaye de redonner de la valeur aux achats les concernant. Ils deviennent grands et en âge de comprendre le coûts des choses. Je leur explique qu’on ne peut pas tout avoir, que certaines choses sont très chères et qu’on ne peut pas les acheter sur un coup de tête. Je privilégie l’expérience, les bons souvenirs en bref au plaisir souvent éphémère de la possession du bien matériel.

Après je n’en suis pas à tout acheter en vrac, à faire mes courses avec des bocaux en verre et à n’acheter que des produits d’occasion. La récession ne passera pas par moi. Je privilégie les produits durables en fait. Le bois, le verre, le tissu naturel, bref du durable, du recyclable. Parce que ça se répare et s’entretient plus facilement, que c’est bien souvent moins nocifs que le plastique et compagnie en termes d’émanations. Il parait que c’est ce qu’on appelle la « consommation plus responsable ».

Donc, pour résumé je consomme plus responsable. Pas à 100% mais il parait qu’il n’y a pas de petite contribution ! Et que si on se mettait tous à suivre quelques règles du « zéro déchet » et du mode de vie « minimaliste », le monde s’en sortirait déjà beaucoup mieux.

 

Oui, je sais, quand je parle comme ça, on dirait une « vraie écolo »… 😉

« Alors tu deviens écolo ? » #2

Il m’arrive de plus en plus de consommer des produits bio. Pas exclusivement car certains produits bio ne me font pas envie (visuellement certains légumes bio ne donnent pas vraiment l’eau à la bouche) et/ou que je n’ai pas le budget pour (la viande bio ça aurait été avec plaisir si ça ne coûtait pas un bras).

  • Pour le moment, pour la viande, on reste donc sur du « Label rouge » (ou équivalent) ou on l’achète chez le boucher. Je ne profite plus des méga promo des hypermarchés avec leurs kilos de viande en barquettes, à un prix certes imbattables, mais qui proviennent d’élevages intensifs, traités avec des produits chimiques & co. On en mange moins (notamment concernant la viande rouge), mais déjà de bien meilleur qualité. Pour les oeufs, c’est minimum du « plein air » et quand les prix ne sont pas exorbitants, du bio ou du Label rouge.
  • Pour les fruits et légumes, je privilégie le local et ceux de saison. Pour certains usages (par exemple les jus de fruits à la centrifugeuse ou les purées pour mon bébé), je prends du bio de préférence. J’ai voulu testé les paniers de l’AMAP mais au final, ne pas choisir moi-même mes produits, ça ne me plait pas. J’ai testé les produits bio des grandes surfaces aussi mais généralement la composition et/ou l’état dans les sachets laissaient à désirer (dernier exemple en date : le filet d’oignons bio avec 2 oignons sur 5 en état de décomposition…). J’ai eu envie de tester les « ruches » également mais la rareté des ventes (par chez moi) m’ennuie un peu. Et même si tout travail mérite salaire, les prix pratiqués par certains sont parfois assez exorbitants. J’ai aussi essayé une année de faire un vrai potager mais avec des enfants en bas âge (et le climat picard) c’est trop lourd. Je n’ai pas le temps et voir mes plants végéter ou pourrir ça me désole…
  • Pour les laitages, on choisit des produits simples en termes de composition (genre des yaourts nature, ou avec un arôme naturel à la vanille à la limite), et dès que c’est possible je les fais moi-même (riz au lait, crème au chocolat, etc.). Personnellement je consomme encore du lait de vache mais en quantité beaucoup plus restreinte et exclusivement du lait bio (et si possible local). Mon mari lui est passé complètement aux « laits végétales ».

La règle, si on peut dire, c’est de consommer des produits naturels (non transformés donc) ou bien avec la composition la plus naturelle possible (genre le pain c’est du blé, de l’eau, du sel et de la levure, il n’y a pas de sucre (!), d’arômes ou je ne sais quoi). J’ai donc très souvent le nez collé sur l’étiquette des ingrédients. Certes, ça rallonge un peu le temps de courses mais au moins je sais ce que je mange !

Evidemment, je cuisine beaucoup. Je congèle aussi énormément histoire de ne pas faire non plus que ça. Et quand ma fille de 5 ans me dit qu’avec « une pomme on peut faire de la compote et du jus de pomme« , et bah mine de rien, je me dis que j’ai déjà bien bossé parce que les gosses qui croient que les fruits poussent dans les barquettes et qui consomment des aliments sans savoir comment c’est fait et d’où ça vient, il y en malheureusement des tonnes !

« Alors tu deviens écolo ? » #1

Photos : http://www.kelplanete.com
Photos : http://www.kelplanete.com

En fait non. Enfin un peu. Mais à la base, ça n’a pas grand chose à voir avec l’environnement et sa préservation. En premier lieu, il s’agit plutôt de MA préservation. Car c’est moins la beauté de la nature et la préservation des espèces que la peur pour ma santé (et celle de mes proches) qui me motive. Oui je sais, c’est moins honorable comme motivation et je ne remporterais pas un grand prix de l’écologie pour ça…

Mais la vérité, c’est que je suis horrifiée par les scandales sanitaires de ces dernières années. Les aliments bourrés d’additifs qui rendent malades des millions de personnes. Les plats préparés aux compositions « extravagantes ». Des médicaments qui ne doivent leur commercialisation qu’à des lobbys pharmaceutiques et des dirigeants peu intègres. Des produits d’hygiène remplis de perturbateurs endocriniens… Rien que ça, cela m’amène à être ultra-vigilante avec ce que j’ingère/utilise et évidemment ce que mes enfants absorbent et côtoient.

Se faire « empoisonner » pour enrichir quelques personnes (déjà extrêmement riches…), ça me désole profondément. Ces personnes qui veulent à tout prix s’enrichir n’ont-elles pas un minimum de sens moral ? N’ont-elles pas des enfants ou des proches qu’elles voudraient préserver de ces m***des que l’on nous fait avaler ?

J’ai fait un long cheminement. J’ai testé plusieurs alternatives. Parce qu’entre les effets de mode (le « green », la « détox », le « healthy ») et la vraie vie, il y a parfois un gouffre. Le coût exorbitant de certains produits « green », les arnaques cachées sous les messages marketing (le produit au label bio bourré d’additifs et de composants chimiques…), les aberrations de certains régimes alimentaires, le goût infect de certains produits « bons pour la santé » (bon mais immangeable donc…), les non-sens de certaines pratiques notamment en matière d’hygiène… Bref, il y en a des embûches pour arriver à un mode de vie (et de consommation) sain et naturel.

Aujourd’hui, je pense avoir trouvé ma « voie ».

La désabusée des grands-parents en 2016

J’ai du faire de (très ?) mauvaises choses dans une ancienne vie. Vraiment vilaines. Ou bien mes enfants sont nés avec un mauvais karma !? Bref, j’ai hérité (eux aussi mais ils sont encore trop jeunes pour s’en rendre compte, heureusement…) de 4 grands parents « new génération » qui ont décidé de ne penser qu’à leur pomme.

Certes ils ne sont pas violents. Enfin, physiquement. Parce que verbalement c’est encore critiquable. Légèrement homophobe sur les bords (un petit garçon de 3 ans qui met une robe pour faire comme sa grande soeur panique légèrement le grand père paternel…), assez ouvertement raciste (selon la dose d’alcool ingérée et l’ambiance conviviale du moment…), et carrément machiste (les filles en robe rose, les garçons en salopette bleu n’est-ce pas…). Bref. Niveau violence psychologique, il y a du potentiel.

Je suis probablement moi-même considérée comme une enfant ingrate et nombriliste, et je suis quasi-certaine que ma réputation de belle-fille difficile n’est plus à faire. Bref. Le pays des bisounours est loin. Très (très) loin.

Moi mes enfants ils voient très peu leurs grands-parents. Pas parce que je les en empêche. Mais parce qu’ils ont des grands-parents trèèèèèès pris. Même ceux qui sont à la retraite. De toute façon, il n’y a jamais plus occupé qu’un retraité c’est bien connu non ?! Bon en même temps, il en faut bien pour faire fonctionner la société de consommation et comme le grand-parent cuvée 2016 a plutôt les moyens ils enchaînent voyages, cures thermales, sorties culturelles, théâtre (purée qu’est ce que je donnerais pour aller/retourner au théâtre !!!), restaurants gastronomiques, bref tout ce qu’un parent de 3 jeunes enfants n’a pas eu l’occasion (l’espoir ?!) de faire depuis plusieurs années. Dans les phases où (parfois) je passe de « désabusée » à « aigrie », je me dis qu’avec tout cet argent, ils pourraient largement nous payer des vacances en club chaque année et que ça n’empièterait même pas sur leurs budgets. Ils auraient peut-être moins d’options dans leurs bagnoles neuves. Mais bon bref. En réalité, je n’attends pas que mes parents ou beaux-parents financent mes vacances, et mon mode de vie plus généralement. Bref, je m’égare. Les grands-parents de mes enfants sont donc très occupés.

Ils adorent ne pas perdre leur temps. Le temps de personnes de plus de 60 ans est probablement beaucoup plus précieux que ceux de jeunes parents de 30 ans… Donc les trajets voiture pour se voir, c’est mieux que de préférence je me les coltine. Tout le monde sait à quel point il est agréable et d’une détente ultime de voyager avec 3 enfants (5 ans, 3 ans et 6 mois pour rappel hein, le panel parfait). Que toi tu passes une (ou 2 !!) heure en voiture aller/retour n’est pas grave donc. Chargée comme une mule évidemment car le grand-parent 2016 n’a pas vraiment de quoi recevoir de jeunes enfants. Bref.

Parfois, ils daignent venir jusqu’à toi. Mais (et oui il y a un « mais » !), au jour et à l’heure qui leur convient. C’est pendant la sieste ? Bah tu réveilleras le divin enfant hein ! (« Cause toujours », répond la belle-fille ingrate…). Pendant le repas ? 3 jeunes enfants à nourrir ce n’est JAMAIS stressant alors autant en rajouter une petite couche hein !? Bref… Je ne parle même pas du sitting alors que l’heure du bain est largement dépassé. Le grand-parent rentabilise son temps. Il est venu, alors il reste longtemps, longtemps, longtemps… Tu as juste 3000 autres trucs à faire (certes rien de sexy…) et la tranche horaire 18-20H lorsque tu as des enfants est toujours la plus zen c’est bien connu. Ah oui… le grand-parent 2016 a OUBLIE ce que c’était que d’avoir des enfants. Un Alzheimer ponctuel et bien déterminé. Elever un enfant n’est que joie, sourire et bonheur. Un peu caprices, bras de fer, et remise en question aussi. BREFFFF…

Mon « grand-parent » (je dis « mon » parce que je ne sais pas si c’est spécifique aux miens ou pas) se veut un super grand-parent déjà parce qu’ils te proposent de « prendre » tes enfants, que tu lui « donnes » (terme exact utilisé par ma belle-mère depuis 5 ans et qui automatiquement me hérisse le poil et supprime toute envie de lui confier mon enfant). Personnellement, j’ai fait 3 enfants. En connaissance de cause. Je me serais arrêtée à un si j’avais eu envie d’avoir encore un minimum de temps pour moi. J’ai donc fait 3 enfants et j’entends l’assumer. Je n’attends absolument pas des grands-parents de mes enfants qu’ils me déchargent de mon rôle parental, les élèvent à ma place ou les supportent financièrement. Mais pas de bol. Moi ce qu’ils me proposent c’est de me « prendre » mes enfants, chez eux évidemment. Le baby-sitting sympa à la maison ça ne les intéresse pas trop… Dommage moi c’était à la limite ce que j’aurais le plus aimé. Mais je ne suis que leur mère, je ne vais pas non plus décider de tout les concernant hein. Hein !?

Bref. Mes enfants ont des grands-parents en carton. Qu’ils voient donc très rarement. Qui aiment poser pour les photos avec eux mais pas trop se mettre par terre pour jouer avec eux. Qui les reprennent sur leur prononciation et osent ne pas s’extasier sur leurs productions artistiques ! C’est donc ça le grand-parent 2016 chez moi…

 

PS/ je ne me suis pas relue car ma dernière fille a terminé sa sieste et ça fait déjà 5 minutes que je l’entends gazouiller. La grand-mère attendrait 1/2 h avant d’y aller (« tu vas en faire une capricieuse ! ») mais moi… alors soyez indulgents si j’ai laissé passer des fautes.

 

Semaine #12 : la fille qui essaye de prendre un peu de temps pour elle

  • Essayer mais… ne pas forcément réussir à dégager du temps pour moi.
  • Avoir acheté un DVD de Pilates (histoire de m’y mettre à la maison, le cours à l’extérieur ce n’est pour l’instant même pas envisageable) et le regarder chaque matin trôner dans son emballage depuis… 15 jours !
  • Avoir envie de plus de simplicité, probablement histoire de dégager du temps libre mais finalement ne pas réussir à s’arrêter, le moindre vide se comblant très rapidement.
  • Et au final, la simplicité coûte parfois chère car il faut s’équiper pour faire simple… Mon projet de mois sans dépenses superflues est remplacé par le « mois sans dépenses indispensables ». Wait and see…
  • Commencer à donner des petites purées et compotes à mon bébé « bonbon » (un bébé si mignon et si facile, c’est une véritable douceur) qui a tout de suite pigé le fonctionnement de la cuillère.
  • Etre un peu impuissante devant les premières dents qui la travaillent. La câliner, lui masser les gencives, donner du Doliprane lorsqu’elle semble trop souffrir et des jouets à mâchouiller en espérant que ça va vite percer.
  • Etre fière de mes 3 amours, qui grandissent bien et progresse dans beaucoup de domaine en ce moment.